Pour les hippies, la musique était peut-être ce qu'il y avait de plus important. Même en France, ils écoutaient principalement de la musique anglophone venue d'Angleterre et principalement des États-Unis. Au début des années soixante, leurs idoles étaient surtout des groupes ou chanteurs de rock ou de blues aux paroles plutôt simplistes et sentimentales, comme les Beatles, qui commencèrent leur carrière mondiale dès 1962, ou Joe Cocker. Cette musique était plus libre ; elle échappait aux schémas traditionnels du rock. Beaucoup de groupes s'en inspirèrent par la suite, comme The Byrds, influencés par les Beatles. Ils aimaient aussi tout ce qui s'inspirait de la musique indienne et orientale, comme le chanteur britannique Donovan. Mais, vers la fin de la décennie, les artistes à la mode tels que Bob Dylan, se mirent à chanter des textes plus méditatifs et engagés. Ce fut aussi le début d'un nouveau style de musique pop: le "psychédélique" ou acid-music, qui évoquait l'état psychique provoqué par les drogues hallucinogènes. Après Jimi Hendrix, héros noir considéré comme le Dieu de la guitare de la fin des Sixties, les plus grandes figures de ce style furent Frank Zappa, Janis Joplin, les Doors, les Who, les Rolling Stones et Pink Floyd, tous encore mondialement célèbres aujourd'hui. La plupart de ces stars furent représentatives d'une génération d'artistes révoltés, qui explorèrent leur talent au détriment de leur vie. Par exemple, Jimi Hendrix, Jim Morrisson et Janis Joplin sont tous les trois morts jeunes et en pleine gloire (dans les années 70), des suites de l'abus de drogues et d'alcool (overdoses). La plupart du temps, ces artistes exceptionnels consommaient des drogues pour augmenter leur créativité. C'est ainsi qu'ils sont restés et resteront toujours des mythes, des légendes
Il convient également de mentionner encore le fameux Festival de Woodstock, à White Lake, qui dura trois jours en été 1969 (du 15 au 17 août), et fut le plus grand rassemblement de hippies de tous les temps: il y eut environ 700'000 personnes. Bien qu'il ait eu lieu aux États-Unis, beaucoup d'Européens, et surtout de Français, se déplacèrent pour aller voir et écouter leur idoles, telles que The Mamas and the Papas, Fleetwood Mac, The Beach Boys ou Santana. Les jeunes venaient tout d’abord pour écouter de la musique, mais aussi pour parler de thèmes leur tenant à cœur, comme les droits de l’homme. Ce fut un phénomène dont on parla encore plusieurs années après. D'ailleurs, un film et un double album sortirent et sont encore disponibles aujourd'hui. Ce qui surprend le plus dans le film est la paix et l'amour qui régnaient dans ce festival. Il n'y avait pas la moindre violence. Les gens étaient tous presque nus, certains faisaient l'amour devant tout le monde et la plupart de ces jeunes étaient continuellement sous l’effet de drogues… pour mieux se rendre compte de la foule que cela représentait,
Le même mois eut également lieu le festival de l’île deWight, au sud de l’Angleterre, qui se déroula dans les mêmes circonstances qu’à Woodstock, mais avec moins de monde