la non violence

la non violence
Les hippies ne comprenaient pas pourquoi montrer la liberté sexuelle, que ce fut dans la rue, dans les journaux ou au cinéma, choquait les gens, alors qu'à la télévision, au téléjournal, bref partout, on affichait l'extrême violence de la guerre. Les hippies trouvaient plus obscène de voir du sang que du sexe Ils en avaient assez de cette fausse pudeur ancrée dans les murs. C'est pourquoi un jour, dans une manifestation, un jeune garçon brandit le slogan pacifiste « Faites l'amour, pas la guerre ! » devenu si célèbre mais malheureusement trop commercialisé. Les principaux modèles des hippies étaient surtout Martin Luther King, pour sa lutte pacifiste contre le racisme et surtout Gandhi, pour sa philosophie utopique et non-violente à propos de la résistance passive. Effectivement, ce dernier les a beaucoup inspirés sur le plan moral. Comme eux, il estimait que la seule forme de relation acceptable entre humains était l'amour, et il rêvait d'une société égalitaire. Alors comment se fait-il que la violente "explosion" de mai 68 ait eu lieu ? Tout simplement parce que ce n'étaient pas des hippies ! Effectivement, Mai 68 fut un événement lié aux hippies par la suite, mais qui ne comptait aucun hippie parmi ses protagonistes.

# Posté le lundi 17 janvier 2005 15:21

parler de hippie c'est aussi parler de musique

parler de hippie c'est aussi parler de musique
Pour les hippies, la musique était peut-être ce qu'il y avait de plus important. Même en France, ils écoutaient principalement de la musique anglophone venue d'Angleterre et principalement des États-Unis. Au début des années soixante, leurs idoles étaient surtout des groupes ou chanteurs de rock ou de blues aux paroles plutôt simplistes et sentimentales, comme les Beatles, qui commencèrent leur carrière mondiale dès 1962, ou Joe Cocker. Cette musique était plus libre ; elle échappait aux schémas traditionnels du rock. Beaucoup de groupes s'en inspirèrent par la suite, comme The Byrds, influencés par les Beatles. Ils aimaient aussi tout ce qui s'inspirait de la musique indienne et orientale, comme le chanteur britannique Donovan. Mais, vers la fin de la décennie, les artistes à la mode tels que Bob Dylan, se mirent à chanter des textes plus méditatifs et engagés. Ce fut aussi le début d'un nouveau style de musique pop: le "psychédélique" ou acid-music, qui évoquait l'état psychique provoqué par les drogues hallucinogènes. Après Jimi Hendrix, héros noir considéré comme le Dieu de la guitare de la fin des Sixties, les plus grandes figures de ce style furent Frank Zappa, Janis Joplin, les Doors, les Who, les Rolling Stones et Pink Floyd, tous encore mondialement célèbres aujourd'hui. La plupart de ces stars furent représentatives d'une génération d'artistes révoltés, qui explorèrent leur talent au détriment de leur vie. Par exemple, Jimi Hendrix, Jim Morrisson et Janis Joplin sont tous les trois morts jeunes et en pleine gloire (dans les années 70), des suites de l'abus de drogues et d'alcool (overdoses). La plupart du temps, ces artistes exceptionnels consommaient des drogues pour augmenter leur créativité. C'est ainsi qu'ils sont restés et resteront toujours des mythes, des légendes
Il convient également de mentionner encore le fameux Festival de Woodstock, à White Lake, qui dura trois jours en été 1969 (du 15 au 17 août), et fut le plus grand rassemblement de hippies de tous les temps: il y eut environ 700'000 personnes. Bien qu'il ait eu lieu aux États-Unis, beaucoup d'Européens, et surtout de Français, se déplacèrent pour aller voir et écouter leur idoles, telles que The Mamas and the Papas, Fleetwood Mac, The Beach Boys ou Santana. Les jeunes venaient tout d’abord pour écouter de la musique, mais aussi pour parler de thèmes leur tenant à cœur, comme les droits de l’homme. Ce fut un phénomène dont on parla encore plusieurs années après. D'ailleurs, un film et un double album sortirent et sont encore disponibles aujourd'hui. Ce qui surprend le plus dans le film est la paix et l'amour qui régnaient dans ce festival. Il n'y avait pas la moindre violence. Les gens étaient tous presque nus, certains faisaient l'amour devant tout le monde et la plupart de ces jeunes étaient continuellement sous l’effet de drogues… pour mieux se rendre compte de la foule que cela représentait,
Le même mois eut également lieu le festival de l’île deWight, au sud de l’Angleterre, qui se déroula dans les mêmes circonstances qu’à Woodstock, mais avec moins de monde

# Posté le lundi 17 janvier 2005 15:16

une vie libre

une vie libre
En ce qui concerne les hippies, la libération des m½urs se fit ressentir principalement sur le plan culturel. Par exemple, ceux-ci se mirent à privilégier les voyages, surtout en Inde, afin de découvrir et connaître d'autres sociétés ou cultures alternatives. Sur le plan musical, ils organisèrent des festivals où les jeunes venaient "s'éclater" , c'est-à-dire prendre de la drogue et flirter tout en écoutant de la bonne musique. C'est ce qu'ils appelaient une ambiance psychédélique.

La photo5 ci-dessous a été prise dans une maison communautaire à Los Angeles dans les années soixante. On peut y voir des murs typiquement psychédéliques, peints par les habitants. Les couleurs sont vives et les formes abstraites et nombreuses. Cela exprime l'état procuré par les drogues psychotropes.

# Posté le lundi 17 janvier 2005 15:12

la vie en comunauté

la vie en comunauté
Ce fut à l'époque des hippies que prit naissance le temps de l'utopie communautaire, qui débuta d'abord dans les années soixante aux États-Unis. Les jeunes Français, eux, dès le début des années septante, aimaient se rassembler, surtout en été, afin de vivre en commun une vie différente de celle qui leur était proposée par la société dont ils étaient issus. Ils voulaient montrer qu'il était possible de vivre autrement, de manière indépendante mais solidaire, tout en côtoyant des gens ayant les mêmes idées qu'eux. Parfois, ils habitaient plus ou moins illégalement dans des squats (maisons abandonnées), et vivaient avec le minimum vital, puisqu'ils affirmaient que c'est la société qui crée les besoins secondaires.

Ces communautés étaient d'ailleurs assez mal vues par les "vieux" de l'époque, qui y voyaient un monde d'obscénité et de dégradation des m½urs; elles étaient même recherchées par la police. Mais la plupart du temps, les communautés hippies désertaient la ville à cause de la police, de la pollution et du capitalisme, pour aller se réfugier à la campagne ou à la montagne. Les principales régions de France qui abritèrent des communautés hippies furent surtout le Larzac, l'Ardèche, les Cévennes, le Gard, la Haute-Ariège, et quelques autres vallées alpestres...

Pourtant, ces communautés ne duraient jamais plus de quelques années, car en fin de compte, elles se révélaient être un échec. Elles devenaient invivables, soit parce que les habitants n'arrivaient plus à s'entendre entre eux, soit parce qu'ils se rendaient compte qu'ils avaient besoin de plus d'indépendance et d'individualité et que leur promiscuité leur pesait trop lourd. C'est pour cela que beaucoup de communautés se séparèrent, se rendant compte que leur expérience était effectivement utopique

# Posté le lundi 17 janvier 2005 15:09

la "religion hippie "

la "religion hippie "
La célèbre expression "Peace and Love", c'est à dire "Paix et Amour", signifie en d'autres termes: "Faites l'amour, pas la guerre!". Elle devint l'emblème des hippies américains afin de choquer les puritains. Finie la pudeur, bonjour le plaisir !

Un autre signe de paix et de reconnaissance entre hippies est le V formé avec les doigts, repris par les partisans de McCarthy, candidat démocrate aux élections présidentielles dans les années soixante.

Ce pacifisme se retrouve également dans l'autre expression "Flower Power", c'est à dire "le Pouvoir de la Fleur". Effectivement, lorsqu'un hippie offrait une fleur à quelqu'un, cela symbolisait l'amour de son prochain, de la nature et de la paix. C'était en fait une sorte d'idéologie qui prônait l'utilisation des drogues douces permettant de "planer" (= atteindre un état de douce euphorie), l'enseignement de la philosophie orientale et une remise en question des valeurs matérialistes de la société occidentale.

D'ailleurs, la photo1 ci-dessous prise à la Convention de Chicago en 1967, lorsqu'une hippie offrit une fleur aux policiers de la Garde Nationale, devint très célèbre. Ce geste narguait un peu les gardes ; il signifiait qu'avec l'amour de son prochain, on pouvait parvenir à tout sans arme ni violence

# Posté le lundi 17 janvier 2005 15:07